Télécoms : Orange Guinée s’offre la première licence 4G du pays – JeuneAfrique.com

XCHARX Orange-Guinée a obtenu le 14 mars une licence dXCHARXexploitation 4G pour les dix prochaines années, en échange dXCHARXun chèque de 79,5 millions dXCHARXeuros signé aux autorités guinéennes. Une première dans le pays.

Orange renforce son offre face à ses deux concurrents en Guinée, MTN et Airtel. Pour un montant de 90 millions de dollars (79,5 millions d’euros), la filiale guinéenne de l’opérateur téléphonique français a signé le 14 mars l’acquisition d’une licence 4G. Elle devient ainsi le premier opérateur du pays à proposer une offre avec un tel débit.

Cette licence pour « l’établissement et l’exploitation des réseaux de télécommunications mobiles de types 2G, 3G et 4G » a été signé au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, par le ministre Moustapha Mamy Diaby et les représentants d’Orange Guinée, Sonatel (filiale d’Orange France), et de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARTP).

Le cahier des charges de la licence, valable dix ans, fixe comme exigences la couverture de tous les districts, ainsi que des axes routiers (routes nationales) et ferroviaires de Guinée en 2G et 3G. Il prévoit également la couverture de toutes les villes, des chefs-lieux de sous-préfecture et des axes ferroviaires et routiers principaux, et d’au moins 90 % de la population, en réseau 4G.

Une montée en puissance pour Orange, arrivé sur le marché en 2007 et qui détenait en septembre 2018 67 % des parts du marché guinéen, contre 18 % pour Cellcom et 15 % pour MTN (selon l’ARTP). Cette position de force est notamment soutenue par la maison-mère Orange, qui investit environ 1 milliards d’euros chaque année sur le continent africain, dont 20 % pour la 4G.

13 pays du continent sous licence 4G d’Orange

La Guinée est ainsi le treizième pays africain où Orange propose une offre 4G. La marque avait notamment déboursé 76 millions d’euros en 2015, pour sa licence en Côte d’Ivoire, 428 millions d’euros pour sa licence égyptienne, 49 millions d’euros pour le Sénégal en 2016,

En plus du cette hausse de débit internet, la firme envisagerait aussi le lancement d’une offre de micro et pico-crédits, comme l’avait annoncé à Mladá Afrika le directeur Afrique Moyen-Orient du Groupe, Bruno Mettling, en mars 2018.

Au-delà de l’aspect concurrentiel, l’atout du haut débit mobile, type 4G, est de pouvoir compenser le faible déploiement des infrastructures terrestres sur le continent (réseau en cuivre ou en fibre optique) : 75 % des foyers africains ont accès à internet à la maison grâce à leur smartphone. Ce qui permet aussi le transfert de fichiers lourds et bénéficie aux particuliers, aux administrations et aux entreprises, avec des effets envisagés sur la productivité de l’économie.

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